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On m’a vu dans le Vercors…

Le Vercors demeure source d’inspiration pour des artistes qui, sortant des itinéraires balisés, nous invitent à faire mouvement vers les choses plutôt qu’à les contraindre, et ainsi à nous livrer à un nouvel usage du monde. Le chardon, film expérimental de Sophie Ristelhueber, s’ouvre sur un plan fixe : le complexe immobilier de la Côte 2000 dominant Villard-de-Lans.

 

Au moyen de longs travellings, la caméra explore ensuite avec lenteur -s’approchant au plus près de la matière- la roche noire suintante du canyon des Écouges et l’asphalte rapiécé du col de Romeyère, ravagé par l’hiver. Le spectateur se trouve hypnotisé par ces images froide énigmatiques et sombres, que tempère que la voix chaleureuse de Michel Piccoli.

 

On y entend Léon Tolstoï « s’interrogeant sur le besoin de s’approprier la nature et ainsi de la détruire, ainsi que sur la résistance de la nature qui force une certaine admiration ». Pour Alain Bashung, adepte des dérives dans les eaux mêlées de l’instant et de l’histoire, du lieu et de l’espace, le mot Vercors entre également en résonance avec celui de résistance.

 

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Prendre le maquis

PRENDRE LE MAQUIS — Traces, histoires, mémoires

Une coédition Mémorha / Parc du Vercors / Editions Libel 

 

L’ouvrage trouve son origine dans les journées d’étude coorganisées les 17 et 18 octobre 2014 par Mémorha, le Parc naturel régional du Vercors, le CPIE-Vercors et le Musée départemental de la Résistance du Teil dans le cadre des commémorations du 70e anniversaire de la Libération.